J. CARON,LA PREMIèRE FEMME CHARPENTIèRE …

16 01 2013

Découverte hier par hasard sur le net ,j’vous ai présenté la première femme charpentière en France…Les commentaires disant qu’il y a vait un p’tit air de famille m’ont fait réagir et oui en effet y’a quelquechose… Alors j’ai fait d’autres petites recherches pour en savoir plus…et autre trait de caractère en commun: la discrétion parce que en effet on ne sait pas grand chose d’elle mais j’ai quand même trouvé un joli extrait de texte …

Sous le titre Ecoute petit homme, Nelly LEJOSNE vient de publier un recueil de récits. Nelly Lejosne imagine la personnalité de Juliette Caron, « la première femme charpentier », qui eut l’honneur de figurer sur des cartes postales dans les années 1900, et sur laquelle on ne sait pas grand chose. Elle en dresse un portrait qui séduira les femmes des métiers d’aujourd’hui :

« Tôt le matin, les Troyens voyaient passer Juliette, brunette coiffée d’un chignon enfoui sous une casquette à courte visière. Elle marchait d’un pas rapide, dans ses bottines de cuir à talons plats, sa bisaiguë à la main. Dans les poches de son largeot, un compas, un mètre, une équerre, un cordeau. Elle marchait, la tête haute, le regard fier. Un éclair de défi passait souvent dans ses grands yeux noisette et ses lèvres esquissaient toujours un sourire charmeur, certes, mais rarement ironique. Aux femmes, cet éclair dans l’oeil disait : « Eh non ! Je ne suis ni dentellière comme l’aurait voulu ma mère, ni tapissière comme l’aurait souhaité mon père… Ni laitière, ni lavandière, ni mercière, ni bouvière, ni plumassière, ni sorcière ! Je suis charpentière ! (…) Aux hommes, le sourire de Juliette disait : « Eh oui ! Je suis une femme et je fais le métier que j’ai toujours voulu faire. Je suis une femme et je suis charpentière ! Tout mon corps, qui vous paraît si fragile, est musclé et dur à la tâche. Je suis une femme et j’ai des mains d’homme, des mains aux doigts épais, aux ongles courts, des mains râpeuses et gercées en hiver. Et je n’échangerais pas ma bisaiguë contre un dé à coudre ou une aiguille de tapissière. J’aime l’air. J’aime même les courants d’air. J’aime le vent et même la pluie. Je suis libre. Libre comme l’oiseau. »

 J. CARON,LA PREMIèRE FEMME CHARPENTIèRE ...

 


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9 réponses à “J. CARON,LA PREMIèRE FEMME CHARPENTIèRE …”

  1. 16 01 2013
    LOL (22:06:00) :

    Alors là moi je dis chapeau. Incroyable mais vrai cette ressemblance sur cettephoto. Franchement c’est a peine croyable. Y’a un truc c’est pas possible?

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  2. 17 01 2013
    Corine (12:50:01) :

    Une fois de plus,c’est dingue cette ressemblance ! Elle est mimi cette charpentière ! Comme toi ! Y’a juste la tenue qui change ! Je suis épatée.

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  3. 17 01 2013
    apprentiecharpente (20:43:09) :

    oui même moi j’ai du mal a y croire…

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  4. 17 01 2013
    jules (21:29:50) :

    En effet y’a quelquechose. C’est étonnant et fascinant cette ressemblance.tu nous épateras toujours.y’a k’a toi que ça peut arriver ça.ressembler comme deux gouttes vd’eau a la première charpentière de France.et puis aussi comme toi libre comme l’oiseau.Excelent moi j’dis!

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  5. 17 03 2013
    Nelly Lejosne (12:56:31) :

    Je suis ravie de savoir qu’une femme est apprentie charpentière. Beau travail!
    Puisque vous avez apprécié le portrait de Juliette voulez-vous lire la suite? Je peux vous envoyer « Ecoute petit homme », publié à compte d’auteur, vous ne le trouverez pas en librairie.

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    • 17 03 2013
      apprentiecharpente (13:30:36) :

      Avec grand plaisir… et avec une petite dédicace en plus ça serait génial….

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  6. 14 08 2013
    Jean-François MALTHÊTE (22:03:48) :

    La date de naissance qui figure sue les cartes postales est erronée; elle née à Senlis le 29 mars 1886 (acte de naissance N° 100 du 30mars 1886); fille de Jules CARON, 25 ans, maçon, et de Hortense Félicie LEMOINE, 19 ans, couturière.

    Sur les 3 cartes postales que j’ai trouvées, elle n’est certainement pas apprentie, car dans sa poche de côté, sur la jambe droite de son « largeot-jupe » (le largeot en velours côtelé noir est le pantalon traditionnel des charpentiers), elle porte non seulement double-mètre et crayon de charpentier, mais aussi une jauge (réglette graduée de 35 cm de long, et qui sert principalement à tracer les assemblages, mais aussi un compas à piquer, dont une branche est dans ladite poche et l’autre à l’extérieur, ce qui évite au compas de tomber dans le fond de la poch, de la percer et de piquer la cuisse. Cela indique pour moiq u’elle connaît également le Trait, la science géométrique qui permet aux charpentiers de tracer et de couper scientifiquement les bois.

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  7. 15 08 2013
    apprentiecharpente (12:38:37) :

    merci….. c’est très intéressant toutes ces infos sur la première femme charpentière de France………..

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    • 1 02 2016
      Jean-François MALTHETE (15:19:27) :

      Si tu vas dans Google « images » et que tu entres « juliette caron charpentier », tu trouveras en tout 6 cartes postales différentes. Je ne sais pas où et quand elle est décédée, ainsi qu’une autre soeur -elles étaient 3 filles – Lucienne Léa, née en 1898.

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